• PuffinBooks -32 pages - 5,61€ Eve Sutton & Lynley Dodd : My cat likes to hide in boxes

    Cats from many different countries may like to do all kinds of strange and exotic things, but my cat, an ordinary round-the-house cat, likes to hide in boxes !

    Children will love joining in with this fun rhyming story that is just right for begginer readers.

    Mon avis :

    J'ai commandé ce petit album anglais pour ma séquence sur les prépositions en anglais (in, on, behind...). Je cherchais un album non didactisé pour ce faire et évidemment quand j'ai trouvé mon objectif de séquence couplé avec une histoire de chat j'ai adoré ! Ne nous mentons pas, l'adoratrice des chats qui sommeille en moi, est ravie de travailler sur cet album !

    Il n'y a pas vraiment d'histoire, c'est surtout une succession de petits tableaux présentant des chats de différents pays faisant des choses amusantes et surtout rimant avec le pays du chat. Par exemple : The cat from France liked to sing and dance. Les petites phrases sont reprises à chaque fois et cette répétition permet aux élèves de retenir le vocabulaire plus facilement en plus d'ajouter un petit côté ludique dû aux rimes et à la sensation de lire une petite chanson.

    Les illustrations sont simples mais craquantes ! Tous ces petits chats ont des bouilles trop adorables ! Je fais une petite mention spéciale au chat du Japon vêtu d'un kimono bleu fort seyant !

    Pour ma séquence je vais donc préparer des flashcards de chats que nous pourrons positionner dans différents endroits par rapport à une boite (dedans, dehors, à gauche, à droite...). Mes élèves adorent quand nous utilisons les flashcards et je mets un point d'honneur à ce qu'elles soient jolies pour leur donner envie de les manipuler et d'apprendre les notions qu'elles apportent ! Jusqu'ici, le tout fonctionne très bien et tous sont motivés dans l'apprentissage de l'anglais !

    En bref, c'est un album bien connu des professeurs des écoles et je comprends bien pourquoi : il a de multiples utilisations possibles (mon objectif mais aussi l'origine avec "from", like/dislike...) et puis, qui ne craquerait pas sur des chats ? :P


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  • Muka : Ouvre-MoiAlice Jeunesse - 44 pages - 12,90€

    Il faisait froid cet hiver-là. Très froid.

    J'habitais près de la forêt, dans une petite maison en bois qui me protégeait parfaitement.

    Un jour, quelqu'un a frappé à ma porte ... ou plutôt à ma fenêtre. C'était un ours...

    Mon avis :

    Entamant ma séquence autour du thème de l'hiver, lors d'un passage en librairie jeunesse, je suis tombée sur cet album qui m'a fait littéralement fondre !

    Par une journée d'hiver, un ours vient demander asile à un enfant parce que sa maison a été détruite par une avalanche. Le petit garçon, après quelques secondes de réflexion (on ne laisse pas un ours entrer chez soi sans y réfléchir un peu), il lui offre l'hospitalité. Cependant, la cohabitation ne sera pas si facile et le petit garçon se rendra compte qu'il faut se laisser du temps pour découvrir un nouvel ami.

    Cette histoire, absolument adorable, est un véritable coup de cœur ! Elle est très simple et pourtant elle vous enchante le cœur grâce à sa morale : il faut savoir ouvrir sa porte mais aussi et surtout son cœur pour découvrir une grande richesse malgré les différences et les maladresses : l'amitié.

    Attention cependant, dans l'album un événement tragique (cependant sans grande gravité, aucun décès) arrive et cela peut heurter la sensibilité des plus jeunes. Cet événement sert totalement à la trame de l'histoire et apporte la touche de gravité nécessaire à la morale de l'histoire. De plus, il y a de nombreuses touches d'humour qui parsèment l'histoire donc pas d'histoire triste en cette période d'ambiance chaleureuse où on prône le cocooning.

    Les illustrations de Muka sont douces, dans des tonalités froides pour coller avec le thème. Les expressions corporelles des deux personnages principaux peuvent paraitre un peu trop figées mais on s'y habitue et j'avoue avoir totalement craqué sur la bouille de l'ours.

    Un album à découvrir de toute urgence pour découvrir un auteur de grand talent et une histoire très touchante ! Mes élèves ont adoré et se sont très vite pris d'affection pour l'ours.


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  • Gallimard Jeunesse - 92 pages - 8,50€3 histoires pour avoir peur

    La véritable histoire des trois petits cochons d'Erik Blegvad

    Les Bizardos de Janet et Allan Ahlberg

    Une histoire sombre, très sombre de Ruth Brown

    Mon avis :

    La véritable histoire des trois petits cochons d'Erik Blegvad

    Nous connaissons tous l'histoire des trois petits cochons et de leurs maisons soufflées par le loup. Ici Erik Blegvad reprend cette histoire et la change en histoire machiavélique où le loup se fait avoir d'une manière bien... horrifique et surprenante !

    J'adore quand les auteurs s'amusent à changer les histoires de notre enfance en des histoires un peu plus farfelues, drôles, horrifiques, tristes... Je trouve que cela fait revivre ces histoires et leur rajoute un petit quelque chose plaisant ! Dans cette version, le lecteur ne peut pas du tout s'imaginer la fin avant d'y arriver et on la découvre avec horreur puis sourire car totalement improbable !

    Sachez avant de lire ce livre à vos enfants, élèves, frères et sœurs et j'en passe, que l'histoire n'est absolument pas édulcorée ! Quand le loup souffle les maisons, on le voit cuisiner le petit cochon attrapé ! Étant adulte cela m'a clairement amusé mais un enfant trop jeune pourrait se mettre à pleurer ou avoir trop peur car, oui, même si ce sont des histoires pour avoir peur, il ne faut pas exagérer ! La peur dans ce petit recueil doit être une peur grandissante qui se termine par le rire de l'enfant et donc la dédramatisation de celle-ci !3 histoires pour avoir peur

    Les illustrations d'Erik Blegvag ont un petit côté vieillot plaisant, elles collent bien à l'histoire du conte et permettent de nous mettre dans l'ambiance. Pour les lecteurs plus jeunes, elles servent à expliciter le texte et à rajouter des éléments pour aider l'imagination à se mettre en marche.

    Les Bizardos de Janet et Allan Ahlberg

    3 histoires pour avoir peurJe ne connaissais pas du tout les Bizardos avant d'acheter ce recueil d'histoire et quel dommage ! Ces petits squelettes espiègles, farceurs et tous mignons sont à découvrir de toute urgence !

    Grand squelette, Petit squelette et squelette-chien vivent dans une sombre ville et un soir, ils décident de tous aller se promener et  de faire peur à quelques passants. Malheureusement pour eux, tout ne se passera pas comme prévu !

    Cette petite histoire, pas du tout sombre avec toute la couleur que l'on y trouve au sein de ses illustrations, est absolument adorable et facile d'accès même pour les plus jeunes (à partir de 4-5 ans avec un adulte à mon sens). En effet, le seul élément "horrifique" sont les squelettes et encore car ils sont dédramatisés par leurs grands sourires et l'aplat de couleur des illustrations ! Ils sont plus drôles qu'effrayants ! Alors n'hésitez pas à faire découvrir cette histoire aux enfants de votre entourage !

    Une histoire sombre, très sombre de Ruth Brown

    Nous arrivons enfin à mon histoire préférée du recueil ! Encore une fois avant l'achat du livre, je ne la connaissais pas du tout et quel dommage bis ! Le décor planté par le texte et les illustrations est divin ! En effet, le texte, court et percutant, nous plonge dans une ambiance horrifique et quand on tourne les pages nous ne savons pas sur quoi nous allons tombés, on reste sur le qui-vive jusqu'à la fin où... mystère !

    3 histoires pour avoir peur

    Je ne vous raconterai pas la fin ni l'histoire car il faut absolument la découvrir par vous-même mais quel talent ! Pour dédramatiser la peur, c'est l'histoire absolument parfaite ! Les illustrations sombres, dans les tons froids de gris, marron grisâtre, avec pleins de petits détails horrifiques comme le chat noir, les toiles d'araignées, le château abandonné ... nous mettent dans une ambiance divinement enveloppante ! Nous sommes entre nous et je vous avoue tout : je me suis retrouvée prise au jeu et au moment de tourner la dernière page je retenais mon souffle prête à voir ce qui s'y cachait comme une enfant ! Quel plaisir !

    Si vous ne deviez lire qu'une histoire de ce recueil c'est celle-ci ! Laissez lui une chance !

    La conclusion pour la totalité de ce recueil est qu'il est très bien fourni en diverses histoires pour tous, pour s'amuser à avoir peur avant le grand jour d'Halloween ! Alors si vous cherchez un livre pour fêter le 31 octobre avec un enfant de votre entourage, n'hésitez pas celui-ci est super !

    Recueil - 3 histoires pour avoir peur

    7/40 livres lus


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  • Sandrine Beau & Marie Desbons : Le petit chaperon qui n'était pas rougeMilan - 30 pages - 9,90€

    Il était une fois une petite fille qui vivait au bord d'une forêt, dans le nord de la Russie. Sa grand-mère, qui tricotait, lui avait fait un long manteau bleu, de petits gants bleus, et lui avait cousu une chaude chapka bleue. Si bien que tout le monde l'appelait "Le Petit Chaperon bleu".

    Mon avis :

    Nous connaissons tous Le petit Chaperon Rouge qui a bercé notre enfance et qui est ancré dans notre culture littéraire. Ici, point de Chaperon Rouge mais un Chaperon Bleu ! Cette histoire, qui reprend le schéma du conte bien connu, y ajoute une touche d'originalité et d'humour bienvenus.

    Anouchka est une petite fille espiègle qui aime se promener en forêt. Un jour, sa mère l'envoie apporter un petit pot de miel à sa grand-mère malade. Évidemment, tout ne se passera pas comme prévu et elle n'arrivera pas seule chez sa grand-mère !

    Mon petit résumé vous fait penser au Petit Chaperon Rouge ? C'est voulu ! En effet, l'histoire de base est reprise mais Sandrine Beau s'en éloigne pour rajouter de l'originalité et de l'humour. Je me permets de ne vous raconter aucun rebondissement car ils sont si surprenants qu'il serait dommage que je vous en divulgue n'en serait-ce qu'un seul ! Ce que j'ai absolument adoré c'est la fin ! En effet, il n'y a pas qu'une fin non, non il y en a 4 ! Selon son humeur, son envie, son machiavélisme ou sa gentillesse du moment on peut choisir celle qui nous plait ! Petite mention spéciale pour mon côté professeur : la possibilité de laisser aux élèves d'écrire leur propre fin, allier la littérature, la lecture et l'écriture qui dit mieux ?!

    Sandrine Beau & Marie Desbons : Le petit chaperon qui n'était pas rouge

    J'ai totalement adoré Anouchka qui est une petite fille mignonne, espiègle et débrouillarde. La suivre dans sa petite promenade est un plaisir et on s'amuse de ses légères mésaventures. Les personnages secondaires qu'elle rencontre sont très drôles quoique parfois un peu trop simples à amadouer ce qui représente le petit point noir de l'album. En effet, les personnages secondaires ont peu de consistance, ils sont mignons, joliment dessiner mais il n'y a pas de réel "challenge" avec eux pour le personnage principal même si, certes, c'est un enfant !

    En parlant des illustrations, elles sont très belles, très colorées et vivantes. Un véritable plaisir pour les yeux ! Les tons sont chauds quand les personnages sont à l'intérieur mais ils sont froids à l'extérieur à cause de la neige de la Russie, c'est très réaliste et chaleureux à la fois, à découvrir de toute urgence !

    Sandrine Beau & Marie Desbons : Le petit chaperon qui n'était pas rouge

    6/40 livres lus


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  • Balivernes éditions - 32 pages - 13€ Charles Perrault & Hassan Amekan : Petit Poucet

    Un bûcheron et une bûcheronne avaient sept fils. Ils étaient fort pauvres. L'aîné n'ayant que dix ans, aucun de leurs enfants ne pouvait gagner de l'argent. Le plus jeune était très petit. A la naissance, il n'était guère plus gros qu'un pouce, ce qui fit qu'on l'appela le petit Poucet.
    L'histoire du Petit Poucet n'a rien de mystérieux pour les plus grands : l'abandon dans la forêt par les parents, le chemin parsemés de petits cailloux blancs, le retour des sept frères, et de nouveau, l'abandon par les parents avec le petit Poucet qui sème cette fois-ci des miettes de pain qui seront mangées par les oiseaux, la confrontation avec l'Ogre qui dévorera ses filles par erreur et poursuivra petit Poucet et ses frères avec les bottes de sept lieues...

    Mon avis :

    Nous connaissons absolument tous Le Petit Poucet et ici l'histoire n'a rien de changé dans son fond. Cependant les illustrations d'Hassan Amekan donnent du piment à ce conte si connu.

    Il faut savoir que j'ai un vécu particulier avec ce conte. En effet, bien que j'adore tous les contes et qu'ils aient tous été mes premières lectures comme beaucoup d'entre nous, Le petit poucet a toujours fait partie des contes que je haïssais ni plus ni moins ! Rien qu'en le lisant, je bouillais de colère contre ces parents indignes, louais le courage du Petit Poucet. En bref, j'avais une vision très manichéenne de ce petit livre et cela m'est resté jusqu'à ce que je lise le conte dans sa forme album. Les illustrations me faisaient très envie grâce à leurs couleurs chatoyantes et j'ai craqué, je l'ai lu.

    Grand bien m'en a pris ! En effet, forte de mon expérience, toute relative, de la vie, lire ce conte avec mes yeux et mes connaissances d'adulte m'a permis de me réconcilier avec celui-ci ! Point de parents indignes ici mais plutôt des parents accablés qui pensent que le meilleur est ailleurs pour leurs enfants. On ne peut pas les excuser mais on peut comprendre et cette compréhension je ne l'avais pas enfant évidemment.

    Charles Perrault & Hassan Amekan : Petit Poucet

    En outre, le conte évoque surtout, quand on creuse un peu, la peur qu'ont les enfants d'être abandonnés par leurs parents. Or, ici, par la ruse et la débrouillardise, on voit bien que ceux-ci s'en sortent bien ; cela peut s'apparenter au passage à l'age adulte où les enfants prennent la relève ou du moins soulagent leurs parents. C'est ce qui est intéressant dans ces contes : on peut les relire et les re-relire et on pourra toujours en tirer quelque chose de nouveau.

    Parlons maintenant de ces illustrations qui m'ont tant attirée. La première chose qui saute aux yeux c'est la couleur ! Hassan Amekan utilise une profusion de couleurs et mêle du collage à de la peinture ce qui donne un style bien particulier que j'ai beaucoup apprécié. En effet, les collages apportent un peu de réalité dans l'histoire car ce sont des collages d'objets que l'on connaît tous : casseroles, canapé, coussins etc... Ceux-ci sont quelque peu le fil conducteur des illustrations et on peut très bien s'amuser à les rechercher.

    Un conte à relire ou à faire découvrir aux plus jeunes, les couleurs vives pouvant atténuer cette peur intime de l'abandon et les captiver tout autant que l'histoire en elle-même.

    Charles Perrault & Hassan Amekan : Petit Poucet

    5/40 livres lus


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  • Edvin Sugarev & Bearboz : Le chat peintre

    Elitchka éditions - 36 pages - 16.50€

    Il était une fois un royaume où tout devait être conforme au réel. Là, vivait le Chat Peintre qui dessinait partout d’extravagantes créatures vues dans d’autres contrées. Il allait donc être pendu sur la place publique pour excès d’imagination. Mais, la petite Yana, armée d’une curieuse baguette magique, va ranimer toutes les œuvres du peintre rebelle, qui vont bouleverser le cours de l’histoire.

    Mon avis :

    J'aime quand les albums jeunesses délivrent un message à leurs lecteurs et, avec ce livre, je fus servie ! Si vous cherchez un album ode à l'imagination, à la liberté de créer et de s'exprimer, aux différences et à l'anticonformisme alors vous avez trouvé ce qu'il vous faut ici !

    Le Chat peintre est un chat qui, comme son nom l'indique, peint. Il peint partout, tout le temps avec le bout de sa queue, des œuvres issues de son imaginaire, de ce qu'il a vu lors de ses voyages. Ses peintures égayent les rues de cette ville triste, sombre, toute grise mais cela ne plait pas à personne et surtout pas au roi qui n'aime pas les choses non-sérieuses que dessine le chat. Il fait arrêter le chat qui ne devra sa rédemption qu'à un peu de magie et à une petite fille désobéissante.

    Dès que j'ai lu le résumé sur la quatrième de couverture, j'ai tout de suite compris autour de quels thèmes allait tourner le livre. J'aime beaucoup les albums qui montrent aux enfants l'importance de l'imagination, d'oser créer des choses qu'elles ressemblent à la réalité ou non et cet album est parfait pour cela d'autant plus qu'on peut parfaitement introduire du nouveau vocabulaire aux enfants avec la notion de censure puisqu'il en est ni plus ni moins question ici. Outre ces thèmes principaux, il est aussi question du grand thème d'accepter qui on est, de ne pas vouloir ressembler à tout le monde sous peine d'un monde bien moins intéressant et - pour revenir à la peinture - bien moins coloré !

    Edvin Sugarev & Bearboz : Le chat peintre

    Les illustrations de Bearboz faites en noir et blanc avec quelques touches de rouge sur Yana, la petite fille désobéissante, sont très frappantes justement par cette absence de couleur ! En effet, le rouge n'arrive que quand Yana détient une moustache du Chat peintre et donc que quand elle se délivre du conformisme ambiant, elle a la clé de l'imagination et de la création ce qui la fait de ce fait sortir du lot, sortir du noir et gris ! J'ai adoré cette manière de faire, cette manière d'accentuer par une couleur si vive, pleine de vie, la délivrance de cette enfant. Elles capturent bien ce que raconte le texte d'Edvin Sugarev et l'accentuent superbement !

    En conclusion un album à découvrir pour son texte engagé dans de nombreux thèmes importants de nos jours et des illustrations frappantes !

    Edvin Sugarev & Bearboz : Le chat peintre

    4/40 livres lus


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